La bataille de la Marne

![]()
Un mois après le début des hostilités, la guerre fait rage à moins de 50 km de Paris. Les pinces de la progression allemande ont écrasées la Belgique tout en bousculant les forces françaises et britanniques plus au sud. Les Français se replient sur la Sambre. Les Britanniquess se replient de Mons-Condé. C’est alors que le commandant de la 1ère Armée allemande, le général Von Kluck, reçoit l’ordre d’encercler la capitale française par l’Est, ce qui a provoqué le départ du gouvernement pour Bordeaux. A Paris, 1/2 million de personnes évacuent la ville, tandis que le général Joffre sonne le repli général le long de la Seine afin de se donner l’espace nécessaire pour contre-attaquer les Allemands. Pour ce faire, il a nommé le général Franchet-d’Esperay à la tête de la 5ème Armée française. Le Corps expéditionnaire britannique fait mauvaise fortune bon cœur en assurant Joffre de son soutien. La seule bonne nouvelle du moment: l'offensive russe oblige un ralentissement passager des progressions allemandes sur le front occidental: 12 divisions sont transférées vers le nouveau front oriental. Du côté allemand, on est essoufflé. Le commandant en chef de l’armée allemande, Moltke, doit composer avec le transfert de troupes pour faire face aux Russes. Moltke ne pourra pas encercler Paris comme prévu et préfère contourner la capitale française par l'est pour achever les forces de Joffre entre Paris et Verdun. De ce fait, Moltke ordonne à Kluck d’attaquer. Ce faisant, une sorte de brèche se crée dans les rangs allemands, ce qui permet à Joffre de les contre-attaquer sur la Marne. La bataille durera sept jours, et va sceller le caractère fluide et mobile de cette guerre pour les quatre prochaines années.
_________
Le plan
C'est durant la bataille de la Marne que vont s'affirmer les généraux français et allemands. Le grand patron allemand, le comte Molkte, était un très bon stratège et gestionnaire militaire, mais il s'est avéré incapable de se faire obéir par ses généraux subordonnés – notammant Kluck et Bulow.
En conséquence, c'est toute la souplesse de la progression allemande à l'ouest qui s'en trouve affectée. En revanche, Joffre incarne (faute de mieux) le rempart circonstanciel français. Il est en mesure à la fois de résister au fatalisme des revers précédents et insuffler à ses généraux l'esprif offensif approprié en de pareilles circonstances. Il lui fallait sauver ses forces de l'encerclement afin de protéger Paris. D'abord, suite aux revers initiaux subis durant la bataille des frontières, il ordonne un repli général vers le sud pour reconcenter ses forces qui pourront mieux être déployées grâce au réseau ferroviaire français. Ensuite, Joffre va rencontrer les Britanniques afin de les supplier de ne pas déguerpir du continent: ce sera la rencontre de Melun. Les 120,000 hommes de French croient qu'ils seront bientôt rapatriés en Angleterre. Devant ce geste, le patron de l'armée britannique, Lord Kitchener, avait avisé ses subordonnés de ne pas se mettre sous le commandement de Joffre. French dit à Joffre qu'il refuse de redéployer ses unités sur la ligne de front. N'empêche que Joffre s'est acquis de la collaboration de la BEF. Fort de ce succès, Joffre lance une proclamation ordonnant à l'armée française de se positionner sur la berge sud de la rivière Marne pour livrer la bataille décisive dont dépend le sort du pays. Plus question de se replier: toute troupe qui ne pourra pas défendre sa position devra se faire tuer sur place. Les désertions et refus d'obéisance seront punies de mort. Cette proclamation ragaillardit le moral des Français et surprend les généraux allemands qui ne s'attendaient pas à un tel revirement: c'est une situation inusitée dont on nous avait pas parlé durant notre formation militaire, écrit Molkte. L'idée générale de la manoeuvre de Joffre consistera à effectuer une contre-attaque frontale (avec la BEF et l'armée de Franchet-d’Esperey) en direction de l'Aisne, de manière à permettre aux armées des généraux Maunoury et Foch de flanquer les forces allemandes dans une sorte de saillant, afin de les encercler. Si Von Kluck est trop entreprenant, il se fera embouteiller.
_
_
Le général Von Kluck – Le général Franchet-d’Esperey – On se battera enfin sur la Marne...
La bataille
Après avoir bien identifié l’erreur commise par Moltke, Joffre donne l’ordre à ses généraux de la 5ème et 6ème Armée ainsi qu’à la BEF d’attaquer le flanc droit de la 1ère Armée allemande entre Compiègne et Soissons. Les premiers combats frontaux se déroulent près de Meaux. C'est à cet endroit que le lieutenant Péguy est tué à la tête de sa section. Cependant, Kluck, qui est alerté le 5 Septembre par les mouvements franco-anglais, fait pivoter son armée vers l’Ouest pour affronter ses adversaires: cette manœuvre va élargir la brèche entre les 1ère et 2ème Armée allemandes d’environ 30 milles. Les premiers échanges de tirs se font entre cavaliers de avant-gardes près de la rivière Ourcq. Le 5 Septembre à midi, l’artillerie allemande tire des hauteurs de Monthyon sur l’artillerie française en train de se déployer et les divisions d’infanterie allemandes attaquent les Français. Au sud, la brigade marocaine refoule les Allemands mais ne parvient pas à s’emparer de la colline de Penchard. Elle subit de grosses pertes dans une plaine découverte, sous le feu de troupes allemandes qui occupent une position dominante. Au centre, la 55e Division de réserve se lance à l’assaut des hauteurs de Monthyon en partant de Iverny et Villeroy. Au nord, des combats se déroulent à St-Soupplets, où les Français ne parviennent pas à s’emparer de la localité.Les Français sont repoussés. Deux divisions allemandes envoient leurs fantassins et leur artillerie légère contre la 6ème Armée qui doit reculer pour mieux se cramponner. Entre-temps, les éléments défensifs espacés français s’établissent sur la Marne dans la région de Vitry-le-François comme force de blocage. Leur arme préférée: le petit canon tracté de 75mm (ici-bas à droite).
_
Soldats coloniaux français – Le petit canon français de 75mm est très utile
Cette 6ème Armée du général Maunoury repousse plusieurs assauts allemands entre le 4 et le 7 Septembre, mais ses hommes sont fourbus. Fait à noter, la redoutable artillerie lourde allemande qui avait joué un rôle prédominant depuis le début de la guerre reste presque muette: elle a épuisée ses munitions, permettant ainsi aux unités françaises d'être plus entreprenantes... Le 8 Septembre, les actions françaises sont gênées par l’arrivée du IVe Corps d'armée allemand neutralise les renforts. Le IXe Corps d'armée allemand assure la protection contre un mouvement de flanc des Britanniques et occupe la ligne de La Ferté-sous-Jouarre à Nogent-l'Artaud et le Ier corps d'armée allemand défend la ligne vers La Ferté. Les Britanniques refoulent les arrière-gardes allemandes vers La Trétoire et Signy-Signets et gagnent le front vers La Ferté-sous-Jouarre. La 8e division française atteint les environs de Trilport. Le village de Nanteuil-le-Haudoin est pris par les Allemands. Entretemps, Molkte essaie de perturber les mouvements de l'armée de Foch vers l'ouest en ordonnant une attaque de diversion en direction de Verdun. La 3ème Armée de Von Hausen et la 5ème Armée de Rupprecht essaient de bousculer les Français de Verdun mais sans succès. Leurs attaques sont repoussées par les 4ème et 3ème Armée françaises respectivement commandées par les généraux Lange de Cary et Sarrail. La diversion échoue, et Foch peut poursuivre son attaque. Les combats sont coûteux de part et d'autre, surtout parce que les soldats ne savent pas comment s'abriter des nombreux tirs d'armes légères.
_
_
Paris est contournée – Infanterie allemande à l'assaut – Soldats britanniques près de Château-Thierry
Dans la région dite de Brie champenoise, Français et Britanniques sont ralentis par les unités allemandes durant trois jours avant que deux divisions britanniques arrivent à Charly.
Au même moment, Foch doit affronter des unités allemandes de la 2è et 3è Armée entre les villages de Sezanne et Mailly-le-Camp. Ces deux villages sont pris et repris plusieurs fois: ce sera l'épisode des marais de St-Gond, tel que raconté ci-bas par le général Von Hausen. Devant l'intensification des combats, Kluck fait une manoeuvre brillante: il fait mine de faire replier son armée vers le nord pour ensuite la bifurquer vers le sud-est en direction de Paris. Joffre et Gallieni comprennent tout de suite l'idée de la manoeuvre qui menace ponctuellement les unités commandées par Franchet-d’Esperey. Le temps manque pour faire face à cette menace ponctuelle. Cependant, Franchet-d’Esperey reçoit une aide inespérée du général Gallieni, soit 4000 soldats envoyés en renfort de Paris jusqu'à la zone des combats par 1000 taxis: ce sera l’épisode des taxis de la Marne. Cinquante ans plus tard, l'État français glose toujours sur cedit épisode dans sa propagande officielle, pour auréoler cette victoire ainsi que le "génie" du général Joffre (clip ci-bas à droite). Aujourd’hui, plusieurs historiens demeurent sceptiques quant au rôle décisif ponctuel qu’ils ont joué. N’empêche, que cette réserve permet à Franchet-d’Esperey d’attaquer la 2ème Armée allemande le 8 Septembre. Ainsi, les deux fers de lance allemands sont attaqués simultanément. Ça cogne fort. Le 9, les Français ont presque réussi à encercler les deux armées allemandes. Lorsque Moltke apprend la nouvelle, il s’effondre, victime d’une dépression nerveuse. Le 12 Septembre, ses officiers subalternes immédiats le remplace et ordonnent une retraite ordonnée jusqu’à la rivière Aisne, afin de regrouper les effectifs.
_
Le général Van Heusen commente sur les marais de St-Gond – La bataille selon la version officielle française
À Vitry et Revigny, les renforts français rapidement déployés parviennent à stopper et repousser les assauts de la 3è Armée allemande et même d'amorcer l'encerclement d'unités de la 4è Armée. Le général duc de Wuirtemberg est obligé de se replier.
Près de l'Argonne, Les troupes allemandes tentent au cours de cette bataille de percer les lignes françaises en lançant des combats frontaux très meurtriers. Les troupes françaises sous la pression sont contraintes d'adopter une posture défensive, l'arrivée du 15e corps d'armée en provenance de Lorraine permet au général Sarrail de renforcer son aile gauche malmenée par les attaques allemandes et d’empêcher la rupture du front. Le 10 septembre, la 2e Armée allemande, menacée d'enveloppement par la 5e Armée française, commence sa manœuvre de repli entraînant avec elle le retrait de la IIIe armée allemande. Le 12 Septembre, le centre de la 4e armée française entame un mouvement de débordement obligeant la 4è Armée allemande à rompre le combat et à se replier sur une ligne défensive au-delà de l'Argonne. La 5e Armée allemande également menacée est contrainte de se replier en passant entre le massif de l'Argonne et la ville fortifiée de Verdun. Le commandement allemand entre les armées déployées sur le terrain est incapable de coordonner les mouvements d'action et de repli. Il en est souvent de même du côté franc-anglais: les estafettes n'arrivent pas souvent à destination; les liaisons téléphoniques laissent à désirer et les pigeons voyageurs se trompent souvent de destinataires... Moltke doit lui-même se déplacer d'une armée à une autre pour transmettre ses ordres (voir clip allemand). Dans les deux camps, un grand nombre d'officiers sont tués, si bien que certaines unités de taille moyenne sont commandées par des capitaines à gants blancs, des lieutenants, voire des sergents-chef. La cavalerie des deux camps est surutilisée et crève ses chevaux, eux-mêmes gênés par les barbelés. Les embrochages à la bailonette sont nombreux.
_
Canons Bange français en action – Une mêlée confuse avec charge à la bailonnette
Les Franco-Anglais essaient de les poursuivre, mais leur progression n’est pas assez rapide pour permettre un encerclement de l’ennemi. Les forces allemandes se consolident sur la rive nord de l’Aisne et commencent à creuser des défenses statiques. Le bilan établi de cette bataille est de 60,000 tués et 120,000 blessés du côté français. Les Allemands ont perdu environ 50,000 tués et un nombre indéterminé de blessés. Le Corps expéditionnaire britannique (BEF) a perdu 12,000 tués depuis son débarquement en France. Cette victoire est un triomphe personnel pour Joffre car malgré certaines erreurs initiales sur la perception de la réalité des forces allemandes, il a su rester imperturbable: malgré la menace d'une défaite imminente, ce soi-disant "génie militaire" dormait toujours dix heures par nuit…
_
Ils sont fatigués mais en vie — Il est difficile de percer sur la Marne, selon une version allemande
Le front continu
Moltke sait que son échec sur la Marne signifie la fin du plan Schlieffen. Son rêve de rééditer une bataille d’encerclement et d’annihilation comme en 1870 est bel et bien terminé. À son retour à Berlin, il dit au Kaiser que la guerre est perdue... Il a écrit plusieurs lettes à sa femme lui disant que l'effort massif avait couté cher sans emporter la décision, c'est-à-dire d'écraser l'armée française. Guillaume II n'a d'autre choix que d'accepter la démission de Molkte et de le remplacer par le général Von Falknenhayn. En fait, ce qui apparaît perdu est l’espoir d’une victoire rapide: aucun soldat en uniforme ne reviendra chez lui pour Noël… Bien que la bataille de la Marne a sauvé Paris ainsi que l’honneur militaire des Franco-anglais, il faut avouer que les belligérants ont perdu deux atouts stratégiques: L’effet de surprise et la mobilité. Pour la première fois depuis longtemps, Joffre esquissa le sourire du vainqueur – certains disent du rescapé… Mais, selon le mot de l'officier de cavalerie Chambe, ce fut une bataille gagnée mais une victoire perdue: si les armées franco-anglaises mirent alors un terme à l'avancée irrésistible des armées allemandes commandées par Moltke, elles ont été incapables d'exploiter cet avantage en repoussant ces armées hors du territoire français. D'une part, les unités françaises sont trop épuisées et affaiblies pour se lancer dans une poursuite. D'autre part, l'état-major allemand avait redéployé une partie de ses forces, envoyant de Lorraine plusieurs corps d'armée en renfort sur leur aile droite. Et bien sûr, il y a tous ces morts dans les deux camps et ces blessés qu'il faut traiter avec des ressources inadéquates. Tout comme durant la bataille des frontières, beaucoup de blessés succomberont à leurs blessures faute d'avoir été évacués et traités à temps. Plusieurs soldats notent leurs impressions de cette terrible bataille dans leurs carnets, comme cette citation: Deux unités s'affrontent au moment de la retraite allemande. La rafale d'obus a tout détruit. Contre une meule encore debout, un Zouave mort tient un Allemand embroché – j'ai vu ça. De l'autre côté de la meule, un Allemand a été tué posant culotte et il est glorieusement tombé le cul dans ses déjections. Ces fumées maintenant, je sais d'où elles viennent; sur ces ronds noirs de paille brûlée des ossements blanchis. Je saurai plus tard que les Allemands brûlaient leurs morts pour échapper à l'odeur des cadavres qui se défaisaient au soleil. L'odeur épouvantable colle. J'en suis imprégné comme d'une glu. Le beau soir de Septembre tombe, dans une majesté paisible, sur cette infection...
Malgré la retraite allemande, les soldats français ne sont pas euphoriques. Maurice Genevoix a lui-aussi écrit ses impressions dans ces quinze derniers jours de Septembre: Une seule impression me possédait, lancinante: la poursuite avait cessé, les cloches s'étaient arrêtées et il allait falloir se battre dans cette débâcle du corps et de l'esprit. Je me sentais infiniment seul, glissant un peu plus chaque minute vers cette désespérances dont rien ne viendrait me tirer.
_
Cet avion Blériot a été fort utile au-dessus de la Marne – Les morts traînent partout
La bataille de la Marne est marquée par le rôle important joué par l’avion comme moyen de reconnaissance. Cet atout a permis aux Franco-Anglais de découvrir les maillons faibles des avancées allemandes et de reprendre l’initiative aux dépends de l’ennemi. Ainsi, l’avion de reconnaissance va enlever tout élément de surprise dans la préparation des opérations militaires et donnera un caractère prévisible aux événements subséquents. La présence de ballons d'observation et d'avions de reconnaissance contribueront à rendre la guerre encore plus coûteuse: l'imprévisibilité des grandes actions-surprises disparaît. À partir du 13 Septembre jusqu’à la fin Novembre, les armées belligérantes vont se stabiliser sur une frontière artificielle. Chacune d’entre elles essaie de se flanquer sans réussir, en égrainant ainsi leurs effectifs sur une distance linéaire de plus en plus grande – soit des montagnes suisses à la côte: le front continu venait de naître et sa réalité matérielle se traduira par l’expansion des tranchées.
_
Fayolle exprime des doutes sur une contre-offensive – Flanquer l'ennemi est très difficile
A partir de ces nouvelles positions linéaires allemandes surtout aménagées sur des hauteurs, les Français subissent le feu de leurs ennemis qui ne reculent plus. Ils sont surpris et indignés de lire les manchettes des journaux parisiens qui déforment la vérité. Dans l'Humanité du 15 Septembre, Édouard Vaillant écrit: c'est le commencement de la fin de l'impérialisme prussien et de la victoire des armées alliées... Même discours optimiste de la part du général Cherfils dans l'Écho de Paris: Maintenant, c'est la victoire. Ses ailes frémissantes vont nous porter jusqu'au Rhin. Le triomphe final n'a jamais été mis en doute mais il pouvait se faire attendre d'avantage. Dans un élan d'optimisme échevelé, il osera même ajouter: Il n'y a rien derrière les Allemands; aucun renfort organisé, aucun plan et aucune armée. C'est la débâcle absolue et ça se terminera par une curée comme en 1806. La déconnection entre le front et l'arrière apparaît déjà deux mois après le début de la guerre. Les tranchées ennemies tiennent le coup. En dépit de cette nouvelle réalité, Joffre pousse ses subordonnés à passer à l'offensive: attaquez, attaquez, attaquez!, rage-t-il. French et Castelnau critiquent cette obstination de mener une offensive à tout prix. Ils sont conscient que tous les commandants d'armées pensent comme eux mais qu'il leur serait mal vu de critiquer le vainqueur de la Marne. Le général Fayolle ne veut rien savoir de cet optimisme offensif échevelé: attaquez, attaquez, c'est bien vite dit. Autant renverser un mur de pierre à coups de poing. La seule façon de réussir à ses yeux est de faire tuer du monde. Faisant fi de l'épuisement des soldats français et pour justifier des attaques incessantes, Joffre résume sa pensée par une petite phrase: Je les grignote. Du grignotage en effet car les tranchées allemandes, non seulement situées sur des hauteurs, commencent déjà à s'échelonner en profondeur. Le danger imminent est passé mais une contre-offensive alliée à l'Ouest s'annonce déjà difficile.
________________________
© Sites JPA, 2021